Donations Notaire Essonne : l’étude 1317 Notaires à vos côtés

« Je veux aider mes enfants maintenant, pas quand je serai mort. » Cette phrase, nous l’entendons chaque semaine dans nos bureaux de Palaiseau. Pourtant, entre l’intention et l’action, un fossé demeure. Peur de se tromper, crainte de l’administration fiscale, incompréhension des mécanismes juridiques : la donation intimide. L’office 1317 Notaires répond aux cinq questions que tout Essonnien se pose avant de sauter le pas.

Question 1 : Pourquoi donner maintenant plutôt qu’attendre ma succession ?

Trois raisons majeures motivent les donations anticipées.

Raison fiscale pure. L’État accorde un abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Vous avez deux enfants ? Vous pouvez leur transmettre 200 000 € sans qu’ils ne paient un centime de droits. Attendez quinze ans, recommencez : encore 200 000 € exonérés. Sur une vie, l’optimisation fiscale devient massive.

À l’inverse, tout transmettre à votre décès concentre la taxation. Un patrimoine de 500 000 € réparti entre deux enfants : chacun reçoit 250 000 €, déduit 100 000 € d’abattement, paie des droits sur 150 000 €. Le barème progressif applique alors des taux de 20 à 30 %. Résultat : près de 35 000 € partent en fiscalité. Même patrimoine transmis progressivement par donations étalées ? Fiscalité proche de zéro.

Raison d’utilité immédiate. Vos enfants ont 25 ans, 35 ans, 45 ans. C’est maintenant qu’ils achètent leur premier logement, montent leur entreprise, élèvent leurs enfants. Pas à 65 ans quand vous décéderez. Une donation de 50 000 € à 35 ans pour financer un apport immobilier change une vie. Les mêmes 50 000 € reçus à 60 ans via l’héritage familial arrivent trop tard pour les besoins cruciaux.

Raison d’apaisement familial. Les successions essonniennes conflictuelles nous occupent régulièrement. Disputes sur le partage, contestations, rancœurs durables : le patrimoine mal transmis pourrit les relations. Une donation bien organisée de votre vivant évite ces drames. Vous organisez, vous expliquez, vous arbitrez. Votre présence désamorce les tensions.

Question 2 : Donation simple ou donation-partage, quelle différence ?

Ces deux outils poursuivent des objectifs distincts.

La donation simple transfère un bien à une personne. Vous donnez 80 000 € à votre fille aînée pour son commerce. Point. Cette donation sera « rapportée » à votre succession : lors de votre décès, on considérera fictivement que votre fille a déjà reçu sa part. Si elle a également un frère, le calcul final de la succession tiendra compte de cette avance.

Piège : la valeur rapportée n’est pas celle du jour de la donation mais celle du jour du décès. Vous donnez un appartement valant 200 000 € en 2025. Vous décédez en 2045, l’appartement vaut 400 000 €. C’est cette valeur de 400 000 € qui sera rapportée. Votre fille a donc « reçu » 400 000 € aux yeux de la succession, créant potentiellement un déséquilibre si son frère n’a rien eu entre-temps.

La donation-partage fige les valeurs au jour de l’acte. Vous répartissez votre patrimoine entre vos deux enfants de votre vivant : 200 000 € d’immobilier à l’un, 200 000 € de liquidités à l’autre. Ces valeurs restent définitives. Même si l’immobilier prend 50 % de valeur d’ici votre décès, les deux parts restent égales aux yeux de la loi. Aucun rattrapage, aucun rééquilibrage. Paix garantie.

La donation-partage exige cependant de traiter tous vos enfants équitablement au moment de l’acte. Vous ne pouvez pas avantager significativement l’un par rapport à l’autre (sauf acceptation expresse de tous). La donation simple n’impose pas cette égalité immédiate.

Question 3 : Puis-je donner tout en gardant l’usage de mon bien ?

Absolument, via le démembrement de propriété. Mécanisme puissant mais méconnu.

Le principe : vous séparez la « nue-propriété » (le droit de posséder) de l' »usufruit » (le droit d’utiliser et d’en tirer les revenus). Vous donnez la nue-propriété à vos enfants tout en conservant l’usufruit.

Avantages pour vous. Vous continuez d’habiter votre maison ou d’encaisser les loyers de votre appartement locatif. Votre train de vie ne change pas. Vous gardez le contrôle de votre patrimoine jusqu’à votre décès.

Avantages pour vos enfants. Ils reçoivent immédiatement une part du patrimoine. À votre décès, ils deviennent automatiquement pleins propriétaires sans nouvelle transmission, donc sans nouveaux droits de succession sur cette part. Et surtout, la valeur fiscale de la nue-propriété dépend de votre âge : plus vous êtes âgé, plus la nue-propriété vaut cher fiscalement. Donner la nue-propriété à 65 ans (valeur fiscale : 60 % de la pleine propriété) coûte moins cher en droits que donner à 75 ans (70 %) ou 85 ans (80 %).

L’optimisation ultime. Un parent de 70 ans possédant une maison de 300 000 € en Essonne peut en donner la nue-propriété (valeur fiscale : 180 000 €) à ses deux enfants. Chacun reçoit 90 000 € de nue-propriété, en dessous de l’abattement de 100 000 €. Droits de donation : zéro euro. À son décès, les enfants deviennent pleins propriétaires. Droits de succession : zéro euro (ils possédaient déjà la nue-propriété). Patrimoine transmis : 300 000 €. Fiscalité totale : néant.

Question 4 : Et si je me retrouve dans le besoin après avoir donné ?

Angoisse légitime qui paralyse de nombreux seniors. Trois sécurités existent.

La réserve d’usufruit dont nous venons de parler. Vous donnez la propriété mais gardez l’usage. Si vous devez financer une maison de retraite, vous vendez votre usufruit ou louez le bien.

La donation avec charge. Vous donnez votre patrimoine à vos enfants à charge pour eux de vous verser une rente mensuelle viagère. Cette rente, fixée dans l’acte, vous garantit un revenu jusqu’à votre décès. Vos enfants ne peuvent se dérober : c’est une obligation contractuelle.

La révocation pour ingratitude. Dispositif rare mais existant. Si votre enfant donataire se comporte indignement envers vous (violences, abandon alors que vous êtes dépendant, injures graves), vous pouvez demander au juge d’annuler la donation. Le bien vous revient. Cette sécurité ultime protège contre les enfants indignes.

Au-delà de ces mécanismes, un conseil : ne donnez jamais la totalité de votre patrimoine. Gardez toujours un coussin de sécurité, des liquidités pour vivre sereinement. Une donation n’est pas un dépouillement.

Question 5 : Combien coûte une donation chez le notaire ?

Soyons transparents sur les coûts.

Les droits de donation. Identiques aux droits de succession : 100 000 € d’abattement par enfant et par parent tous les 15 ans, puis barème progressif (5 % jusqu’à 8 000 €, 10 % jusqu’à 12 000 €, 15 % jusqu’à 15 000 €, 20 % jusqu’à 552 000 €, etc.). Ces droits vont au fisc, pas au notaire.

Les émoluments du notaire. Barème réglementé dégressif. Pour une donation de 150 000 €, comptez environ 2 000 à 2 500 € d’émoluments. Cette somme rémunère la rédaction de l’acte, les vérifications juridiques, la publication, le conseil fourni. Moins cher qu’on ne l’imagine généralement.

Un calcul à faire. Donation de 180 000 € à deux enfants (90 000 € chacun). Droits de donation : 0 € (sous l’abattement). Émoluments notaire : 2 200 €. Total : 2 200 €. Sans donation, ces 180 000 € transmis à votre décès auraient généré environ 15 000 € de droits de succession. Économie nette : 12 800 €. Le coût de l’acte de donation est donc largement amorti.

Donation et stratégie patrimoniale globale

Donner ne s’improvise pas. Cela s’inscrit dans une réflexion patrimoniale d’ensemble. Combien donner ? À qui ? Quand ? Sous quelle forme ? Ces questions méritent une analyse personnalisée de votre situation : âge, composition familiale, nature de votre patrimoine, objectifs de transmission.

Un couple de 68 ans possédant une résidence principale de 450 000 € et 200 000 € de placements financiers en Essonne n’adoptera pas la même stratégie qu’un parent isolé de 72 ans disposant d’un portefeuille immobilier locatif de 600 000 €. Nous construisons avec vous la stratégie adaptée.

Certaines donations nécessitent d’ailleurs des actes complémentaires : testament pour préciser certains points, mandat de protection future pour anticiper une éventuelle perte d’autonomie, conventions entre les donataires pour organiser la gestion d’un bien donné en indivision.

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